Sommaire
96
Conflits
Printemps été 2019
Quelles formes de discours émergent des pratiques artistiques et des œuvres qui traitent des conflits ? Existe-t-il une posture narrative propre aux œuvres et aux expositions qui s’engagent dans le récit, la critique ou l’analyse des conflits ? Par extension, puisque ceux-ci ne se résument pas aux guerres, comment l’artiste et le commissaire s’inscrivent-ils en témoins des conflits sociaux, des luttes et des inégalités issues du racisme et du colonialisme ? Ce sont quelques questions auxquelles le numéro 96 propose de réfléchir.
Éditorial
Dossier
Crise de la présence en temps de guerre civile
Perturber la performance autoritariste par la résistance corporelle
Emprunter les images à la guerre
Représentation du conflit au Cachemire dans l’art contemporain
Guerres de signes : porter le conflit russo-ukrainien
Our Song to War — Entretien avec Juanita Onzaga
Portfolios
Hors-Dossier
Chroniques
Comptes rendus
Numéro en cours
Handi
Printemps été 2026
Si « handi » et « crip » (dérivé de cripple, signifiant « infirme ») sont les diminutifs de mots stigmatisants, le sens qu’on leur donne n’a rien de réducteur. Au contraire, ils sont dotés d’une charge politique qui procure aux personnes qui les revendiquent un puissant levier d’émancipation, offrant aux artistes en situation de handicap des manières non normatives d’exprimer les temporalités singulières de leur expérience et de se frayer un chemin dans le monde de l’art validiste. C’est à ces efforts de transformation sociale et politique, mais aussi culturelle, que ce dossier s’intéresse, en s’attardant aux manières dont les auteur·es et artistes handi·es et crips abordent les différents défis auxquels elles et ils font face.
Couverture : Hac Vinent
Accident, vue d’exposition, Fundació Joan Miró, Barcelone, 2024.
Photo : Roberto Ruiz, permission de l'artiste & ADN Galeria, Barcelone