Festival de Saint-Tite, Saint-Tite, 2009.
photo :  permission de l'artiste | courtesy of the artist

Andy Warhol a utilisé plusieurs fois l’image d’Elvis, qui a souvent incarné un cow-boy à l’écran. À Saint-Tite, entre les concours de danse en ligne, les rodéos, les défilés et les tombolas, la présence immobile d’AW gêne. Il est l’étranger au cœur de l’étrange, l’artiste, le saboteur. Pour le 30e anniversaire de la mort du King, AW s’est inscrit au Elvis Fest de Brantford (Ontario). Sur scène, à mi-chanson, il cesse de chanter. Le public applaudit, par compassion. Toutefois, il reste en scène pour la finale avec trompettes et violons qui tombent comme autant de couteaux sur un public affligé de ce ratage. Thierry Marceau réalise essentiellement des actions qui détournent des icônes populaires. Il choisit ses personnages pour leurs costumes et les vastes possibilités qu’ils offrent. Chaque projet le transporte sur un terrain à explorer qui devient un décor à investir. Le spectateur devient figurant dans un tableau inattendu, devant se plier au jeu pour endosser d’une attitude qui relève à la fois du spectacle, de l’humour et du malaise.

Elvis Fest, Brantford, 2009.
photo : permission de l’artiste | courtesy of the artist
Cet article parait également dans le numéro 68 - Sabotage
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