88_DO01_Desmet_Cornaro_Paysage avec Poussin et témoins oculaires (version I)
Isabelle Cornaro Paysage avec Poussin et témoins oculaires (version VI), 2014, vue d’installation, M-Museum Leuven.
Photo : © de kunstenaar & M-Museum
Leuven / Dirk Pauwels

Le paysage, une contre-nature : entretien avec Anne Cauquelin

Nathalie Desmet
Philosophe, théoricienne de l’art et artiste, Anne Cauquelin développe depuis plusieurs années une réflexion autour des notions de paysage, de nature et de site. Elle montre dans L’invention du paysage (1989) que la perspective paysagère a fortement conditionné notre approche perceptive, au point que nous voyons le monde « en paysage ». Selon l’auteure, l’art orienterait ainsi notre perception de la nature. Son intérêt pour le cyberespace et ses nouveaux dispositifs spatiotemporels l’a conduite à poursuivre la réflexion sur les liens entre site et paysage (Le site et le paysage, 2002). Elle s’est aussi interrogée sur les spécificités du jardin, qu’elle définit comme un espace fini, fragmenté et laborieux en regard du paysage, image d’un lointain qui suggère l’infini (Petit traité du jardin ordinaire, 2003).

Nathalie Desmet Le paysage, comme vous l’avez montré dans L’invention du paysage, est une forme construite, un analogon de la nature. Cette artificialité a-t-elle conduit à faire de la nature et du paysage deux concepts absolument distincts ?

Cet article est réservé aux visiteur·euse·s avec un abonnement Numérique ou Premium valide.

Abonnez-vous à Esse pour lire la rubrique complète!

S’abonner
Cet article parait également dans le numéro 88 - Paysage
Découvrir

Suggestions de lecture