Jean-Pierre Aubé Electrosmog Montréal , 2012
Photos : permission de l’artiste

Parmi les évènements prévus à l’ouverture de la Biennale de Venise cette année (du 6 au 8 mai), une attention particulière doit être accordée aux interventions en direct de l’artiste québécois Jean-Pierre Aubé. Piloté par la Galerie de l’UQAM et sa directrice Louise Déry, ce projet vise à mettre en lumière la singularité d’une pratique artistique qui, du fait qu’elle aborde des sujets brulants d’actualité tels que la pollution électromagnétique et la cybersurveillance, mérite davantage de reconnaissance au Québec, ainsi qu’à l’étranger. Outre la présentation à Venise, Déry a organisé une exposition plus substantielle du travail de Jean-Pierre Aubé dans les espaces de RAM radioartemobile, une institution phare de l’art sonore basée à Rome où sont passés dernièrement des artistes majeurs comme Jannis Kounellis, Michelangelo Pistoletto et Jan Fabre. Cette exposition, débutant le 14 mai, regroupe quelques-uns des projets les plus ambitieux produits par Aubé dans les quinze dernières années, dont V.L.F. Natural Radio (2000-2004) et les étonnants paysages de la série Electrosmogs (2009–), auxquels s’ajoutent deux pièces inédites créées à partir de matériel collecté en Italie, soit l’Electrosmog Venezia et Radio Vaticano. Le texte qui suit rapporte quelques bribes d’une discussion au cours de laquelle l’artiste et la commissaire m’ont entretenue des réflexions suscitées par la mise en œuvre de ce double projet.

Cet article est réservé aux visiteur·euse·s avec un abonnement Numérique ou Premium valide.

Abonnez-vous à Esse pour lire la rubrique complète!

S’abonner
Cet article parait également dans le numéro 84 - Expositions
Découvrir

Suggestions de lecture