Tricia Middleton
Justine

Jean-Ernest Joos
Galerie antoine ertaskiran, Montréal, du 13 janvier au 13 février 2016
87_CR03_Joos_Middleton_Table, really overstuffed, crying about it
Tricia Middleton Table, really overstuffed, crying about it, 2015.
Photo : © Paul Litherland
Galerie antoine ertaskiran, Montréal, du 13 janvier au 13 février 2016

Le tout et la partie : la galerie se présente comme une scène de théâtre avec ses personnages et son décor. Des formes monstrueuses et fantomatiques, à l’allure humaine, sans respect pour l’échelle, côtoient des installations composées d’objets vaguement familiers. Mais, l’effet d’unité scénique se défait dès que le spectateur pénètre dans l’espace. Comme dans toutes les expositions de Tricia Middleton, la dimension narrative est essentielle, en même temps qu’elle se déconstruit toujours, et cette fois, bien plus encore. Les objets usuels (bouteilles, tasses à café, meubles, fleurs) suscitent à la fois des interprétations et des associations d’idées, sans que l’on sache si on reconstruit un monde perdu, si on l’invente, ou si on participe au récit de sa destruction.

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Cet article parait également dans le numéro 87 - Le Vivant
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