Photo : Yuula Benivolski
jes sachse, agit-propagandiste
Une telle situation ouvre la voie aux artistes handicapé·es pour parler de leurs expériences à travers une réflexion sur l’infantilisation et la fétichisation des récits de handicap. Au 20e siècle, cette histoire difficile a donné lieu à l’éclosion d’une esthétique handie ancrée dans les revendications politiques explicites, mais récupérée par le milieu artistique plus vaste, qui requiert l’hypervisibilité des artistes handicapé·es – au profit, cette fois encore, du capitalisme. Dans ce contexte, le geste politique qui consiste à « handicaper » ou à « queeriser » le statuquo prend encore plus d’importance au sein même des arts du handicap, dans la mesure où il sert à critiquer, à manipuler ou à mettre à l’épreuve les dérivés d’un système socioéconomique qui trahit chaque jour les personnes handicapées.
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