Le territoire comme seuil, une orientation artistique conservée d’année en année au Centre d’art de Kamouraska

Galadriel Avon
Centre d’art de Kamouraska
du 12 juin au 07 septembre 2026
Michel Huneault
Nos châteaux de sable
Michel HuneaultNos châteaux de sable, capture vidéo, réalité virtuelle, 2026.
Photo : permission du Centre d'art de Kamouraska
Centre d’art de Kamouraska
du 12 juin au 07 septembre 2026
[In French]

Chaque été, le Centre d’art de Kamouraska nourrit, à travers sa programmation, un dialogue avec le territoire qui l’accueille. Si les motifs écologiques et écologistes occupent une place de plus en plus centrale dans les discours sur l’art, ce lieu de diffusion rural cherche généralement à réunir des propositions qui détournent ces notions de leurs représentations convenues. Tourné vers le fleuve, l’ancien palais de justice demeure fidèle à lui-même cette année en présentant trois expositions qui semblent moins vouloir montrer le paysage que nous apprendre à vivre avec ses incertitudes latentes.

D’une salle à l’autre, les œuvres de Diane Landry, d’Eruoma Awashish et de Michel Huneault composent une fresque effleurant divers enjeux liés à notre cohabitation avec le vivant. Au gré du parcours, la nature cesse d’être un décor pour devenir une interlocutrice : elle nous permet de réfléchir à nos manières d’observer ce qui nous entoure et d’imaginer comment le territoire, lui, nous observe en retour. Fécondes, les propositions engendrent des interactions plurielles et constituent ainsi un espace de circulation où se croisent poétiquement mémoire, héritage, transformation et contemplation.

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