Mathieu Latulippe Welcome to fabulous paradise lost, 2014.
Photo : permission de l’artiste | courtesy of the artist

L’exposition Retour à Paradise Lost1 1 - Mathieu Latulippe, Retour à Paradise Lost, Optica, un centre d’art contemporain, du 17 mai au 28 juin 2014. de Mathieu Latulippe peut, à certains égards, sembler une invitation à constater la présence de reliquats de la tradition chrétienne dans la conception du monde des Québécois. Dans le contexte des débats sur la véritable place de la laïcité dans la société québécoise contemporaine, une telle initiative pourrait s’avérer fort opportune. Cependant, rien n’indique clairement que la démarche de Latulippe s’inscrive dans ce contexte, voire qu’elle incite à renouer avec le patrimoine religieux. Même si le titre de l’exposition nous invite à réfléchir à la place qu’occupent certaines notions religieuses dans l’imaginaire culturel, il ne s’agit pas, en favorisant les associations entre le paradis et l’idée de la chute, du rachat, de la culpabilité et de l’Apocalypse, d’établir une sorte d’inventaire des concepts et des figures sacrées que peut sous-tendre cette présentation du travail récent de l’artiste. Il nous semble plus pertinent de nous interroger sur le sens du terme « retour » dans cet intitulé.

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Cet article parait également dans le numéro 83 - Religions
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