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Michel Blazy Bouquet final, vue d’exposition, Collège des Bernardins, Paris, 2012. © Michel Blazy / SODRAC (2016)
Photo : Pauline Rymarski, permission de Art : Concept, Paris

Cultiver les liens : les écosystèmes en mouvement de Michel Blazy

Anthony Divad
Lilian Froger
Très tôt dans sa carrière, l’artiste Michel Blazy a manifesté un intérêt marqué pour ce qui vit. Il utilise des matériaux variés pour ses sculptures : végétaux, écorces d’orange, biscuits pour chien, purée de carottes, papier toilette, mousse à raser ou produit à vaisselle, pour n’en citer que quelques-uns.

Pour l’artiste, ce travail a « un rapport avec le vivant, [et non] avec la nature 1 1 - François Piron, « Lignes de travail et points de détail », entretien avec Michel Blazy, dans Michel Blazy, catalogue d’exposition, Albi, Cimaise et Portique, et Toulouse, Les Abattoirs, 2003, p. 7. ». Ce ne sont pas les formes naturelles qui sont importantes pour lui, comme autant de motifs à réemployer, mais plutôt le vivant en tant que modèle de croissance et de développement, en tant que système en perpétuel renouvèlement. Ses célèbres murs enduits de purée de légumes qui se craquèlent au fil du temps ou les bacs de son installation Bouquet final, au Collège des Bernardins (2012), qui dégorgent de mousse à longueur de journée répondent à son envie de présenter des œuvres en constante mutation. Certaines de ses installations et expositions, plus organiques que techniques, retiennent l’attention, car elles parviennent davantage à révéler la notion de vivant qui, dans ces cas, n’est pas représentée ou suggérée, mais observée et vécue en temps réel.

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Cet article parait également dans le numéro 87 - Le Vivant
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