Tom Holert

Knowledge Beside Itself : Contemporary Art’s Epistemic Politics

Benoit Jodoin
Sternberg Press Berlin, 2020, 271 p.
Tom Holert, Knowledge Beside Itself: Contemporary Art’s Epistemic Politics, page couverture, 2020
Photo : do you read me?!, Berlin
Dans la critique d’art récente, des termes comme « pédagogie » « artiste-chercheur » et « épistémologie » sont fréquemment convoqués pour décrire une pratique contemporaine de plus en plus inspirée par le cinéma documentaire, la recherche universitaire, l’archivistique et les formes ordinaires de communication du savoir. Ce virage de l’esthétique vers l’épistémique dans l’art contemporain soulève des interrogations, très anciennes, sur ce que l’art nous enseigne, sur ce que l’artiste sait mieux que les scientifiques et sur la manière dont l’art et ses institutions pourraient être mobilisés afin de transformer notre connaissance du monde.  

Knowledge Beside Itself: Contemporary Art’s Epistemic Politics de l’historien de l’art et commissaire berlinois Tom Holert propose une réponse qui prend la forme d’un appel à la vigilance. L’intensité avec laquelle se manifeste la rencontre entre l’art et l’épistémologie traduit selon lui une complicité grandissante entre l’art contemporain et l’économie du savoir du capitalisme néolibéral. Par une introduction volumineuse et une série d’articles originalement publiés en anglais ou en allemand, il décrit avec acuité les dérives économico-politiques de l’art devenu producteur de savoir tout en identifiant les potentiels de résidence de cette « épistémologisation de l’art ».  

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Cet article parait également dans le numéro 102 - (Re)voir la peinture
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