Homo sapienne

Julie-Michèle Morin
Mise en lecture d’Éric Jean dans le cadre du Festival international de la littérature (FIL) Cinquième Salle, Place des Arts, Montréal, le 29 septembre 2018
Éric Jean Homo sapienne, Festival international de la littérature, Cinquième Salle, Place des Arts, Montréal, 2018.
Photos : Maxime Cormier
Mise en lecture d’Éric Jean dans le cadre du Festival international de la littérature (FIL) Cinquième Salle, Place des Arts, Montréal, le 29 septembre 2018
Éric Jean
Homo sapienne, Festival international de la littérature, Cinquième Salle, Place des Arts, Montréal, 2018.
Photos : Maxime Cormier
Homo sapienne, premier roman de l’autrice groenlandaise Niviaq Korneliussen, est une œuvre protéiforme qui convoque diverses stratégies narratives afin de mettre en valeur la contemporanéité des personnages et leurs turbulences intérieures. Les pages contiennent des échanges SMS, de la correspondance, un palimpseste de langues qui s’accumulent et se commentent sociopolitiquement entre elles, de nombreuses références musicales pour mieux ancrer le récit dans des contextes populaires et affectifs précis et une structure divisée en chapitres distincts qui esquisse l’intimité de cinq voix. Le roman est le territoire de cinq figures (Fia, Inuk, Arnaq, Ivik et Sara), traversées par des enjeux identitaires, sexués, genrés et queers. C’est dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland, que sont campés ces protagonistes marginalisés, à la recherche d’un soi cohérent avec leurs interrogations intimes. Ces protagonistes gravitent autour de l’un et l’autre, mais orbitent surtout autour de leurs propres questionnements identitaires. C’est toute la force de l’œuvre : elle rassemble des communautés féministes et LGBTQ+ et parvient à inclure son lectorat au centre de ces vertiges identitaires.

Le 29 septembre dernier, le metteur en scène Éric Jean a présenté une mise en lecture du roman. Si l’œuvre avait déjà acquis une certaine reconnaissance en territoire montréalais grâce à sa traduction vers le français par les éditions La Peuplade (2017) et à une série d’activités menée par la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique (UQAM) à cette même occasion, sa mise en lecture était d’autant plus attendue.

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Cet article parait également dans le numéro 95 - Empathie
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