Darren Harvey-regan metalepsis, 2014.
Photo : permission de l’artiste | courtesy of the artist

La nouvelle série photographique de Darren Harvey-Regan, Metalepsis, est constituée d’un groupe déterminé et pourtant ouvert de petites images : images dépouillées, formalistes, géométriques, très proches du noir et blanc, qui représentent, dans un espace indéfinissable, de peu de profondeur, des agencements de surfaces texturées (roche ? béton ? polystyrène ?). Deux de ces images, identiques et formant parenthèses à chaque bout de la série – dont elles soulignent la circularité –, consistent en deux images d’une même orange apparaissant côte à côte sur un fond uni ; à gauche, l’orange et l’arrière-plan sont de la même teinte orangée ; à droite, l’image est en noir et blanc. La seule autre présence de couleur saturée se trouve au centre de la série, dans l’image d’une pierre effilée écrasant une orange, dans un décor évoquant vaguement un studio. Deux représentations paradoxales de la prière sont intercalées dans ces images. À droite de l’orange écrasée du centre, on croit distinguer la photo en noir et blanc d’une carte postale un peu kitch figurant Jésus, les mains jointes, les yeux levés au ciel ; et à gauche, une autre figure en prière (le jeune prophète Samuel), dont l’image a été découpée en éclats : trois fragments triangulaires, disposés sur un riche fond noir. 

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Cet article parait également dans le numéro 83 - Religions
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