Le spectacle, la communication et la fin de l’art

Trevor Stark

Dans ses écrits à propos de la « rumeur » persistante de la « fin de l’art » dans le contexte de l’art et de la philosophie modernes depuis Hegel, Eva Geulen souligne la perpétuelle non-actualité de cette idée : « Dès lors qu’il est question d’une fin… ce qu’on en dit est soit prématuré, soit décalé… Car la fin a déjà eu lieu ou elle est encore à venir. Entretemps, l’échéance de la fin avance ou recule, et les délibérations à ce propos se poursuivent1 1 - Eva Geulen, The End of Art: Readings in a Rumor After Hegel, Stanford, Stanford University Press, 2006, p. 1. [Trad. libre]. » Cette dualité est essentielle pour comprendre la place de l’art dans la critique du spectacle formulée par Guy Debord : pour les situationnistes, l’art est à la fois déjà chose du passé et en manque d’une fin ponctuelle et authentique.

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Cet article parait également dans le numéro 82 - Spectacle
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