Il y a une tension dans ce court poème de Joséphine Bacon. Écouter et être écouté. Parler ou être confiné au silence. « Muette, tu as tant à dire. » Ce silence évoqué dans le poème fait écho, selon moi, à un ensemble de processus de colonisation qui s’enchevêtrent au sein des sociétés canadienne et québécoise, à travers des politiques et des institutions comme l’école, les médias, les services de santé et la protection de la jeunesse, et qui ont une incidence sur bien des femmes autochtones, en particulier. L’invitation à échanger est lancée par la poète. Mais est-elle entendue ?

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Cet article parait également dans le numéro 97 - Appropriation
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