L’imaginaire radical II : désœuvrer la valeur

Dominique Sirois-Rouleau
VOX, centre de l’image contemporaine, Montréal
du 9 septembre au 3 décembre 2022
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arkadi lavoie lachapelleLe travail que l'on rêve gratuit, vue d'installation, VOX, centre de l'image contemporaine, 2022.
Photo : Michel Brunelle
VOX, centre de l’image contemporaine, Montréal
du 9 septembre au 3 décembre 2022
Seconde occurrence du projet L’imaginaire radical, Désœuvrer la valeur est menée par les commissaires Erik Bordeleau, François Lemieux, Marilou Lemmens et Bernard Schütze, qui s’intéressent aux enjeux économiques de l’art. L’exposition hautement conceptuelle rassemble dix artistes qui proposent de désactiver la valeur de l’art à partir d’une réflexion sur ses conditions socioéconomiques. La valeur se détache ainsi du produit artistique pour s’ancrer dans une étude de ses impératifs sociaux, politiques et financiers.

Le désœuvrement de la valeur se manifeste dans l’utilisation récurrente de matériaux non nobles, dont la portée signifiante est d’autant exaltée. Les œuvres conçues à partir de tabac de Gabrielle L’Hirondelle Hill en sont un exemple éloquent. Les propositions réalisées à partir de cette plante indigène matérialisent les relations économiques qui ont uni et déchiré les peuples autochtones et les colonisateurs des Amériques.

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Cet article parait également dans le numéro 107 - Famille
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