Nira Pereg Abraham Abraham, capture vidéo | video still, 2012.
Photo : permission de | courtesy of the artist & Braverman Gallery, Tel Aviv

Bien avant que l’intérêt pour ce que l’on nomme le « fait religieux » ne se généralise, Marcel Mauss déclarait qu’« il n’y a pas en fait une chose, une essence, appelée Religion ; il n’y a que des phénomènes religieux, plus ou moins agrégés en des systèmes qu’on appelle religions et qui ont une existence historique définie, dans des groupes d’hommes et en des temps déterminés1 1 - Marcel Mauss, Œuvres, Paris, Éditions de Minuit, tome 1, 1968, p. 93.  ». On peut considérer en effet qu’avant d’être un ensemble de prescriptions morales, la religion est une agrégation de faits et de phénomènes matériels. La réalité de ces derniers nous échappe souvent dans un contexte où les positions conservatrices ou réactionnaires se multiplient en focalisant l’attention sur l’idéologie et les dérives communautaires. La religion est pourtant concrète, elle se décline en gestes répétés, en mouvements corporels, en actes codifiés.

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Cet article parait également dans le numéro 83 - Religions
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