Photo : permission de l’artiste
L’Oxymore de la chair
Dans ce contexte, l’art contemporain ouvre un espace où se reconfigurent les régimes de visibilité du corps touché. À partir des pratiques de Georgie Wileman, d’Anouk Verviers et d’Adelaide Damoah, toutes trois atteintes d’endométriose, le présent article cherche à mettre en lumière les manières dont certain·es artistes contemporain·es emploient l’oxymore caractéristique de cette maladie, c’est-à-dire la douleur vivement ressentie dans la chair, mais difficile à détecter avec l’imagerie médicale, comme levier esthétique et politique pour contester les cadres dominants de la reconnaissance de la souffrance. Leurs œuvres sont productrices d’un savoir incarné et constituent une approche crip de l’art sans jamais tomber dans l’écueil d’une esthétisation ou d’une fétichisation de l’endométriose.
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