Girard-Renard_NosMaitresLesFous
Cynthia Girard-Renard Nos maîtres les fous, vue de l’installation, Musée d’art de Joliette, 2017.
Photo : Ysabelle Forest Folder, permission de l’artiste

La question des rapports de pouvoir est centrale aux œuvres de Cynthia Girard-Renard, qui y intègre les figures de Marx, Arendt, Sade, Fanon, Vallières ou Haraway. Les appels à la révolte y sont également nombreux, tant par la référence aux sans-culottes et à la Révolution française que par la reprise de slogans protestataires ou la dénonciation du racisme et des injustices associées à un capitalisme mystificateur. Derrière les figures principales de ses toiles, les acteurs secondaires ont une voix : ils appellent à « résister ensemble et unis », ils s’interrogent, notamment sur la signification de « colorisme », terme à double sens, qui réfère autant au rôle joué par la couleur chez Girard-Renard qu’au nuancier des races, où l’intensité de la couleur de peau sert de facteur d’identification et de discrimination. Ces jeux de mots sont légion dans ses tableaux, qui séduisent par leur côté pop pour mieux dérouter le spectateur qui, au détour d’une phrase, voit apparaitre l’envers du décor sucré qu’il croyait avoir sous les yeux.

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Cet article parait également dans le numéro 92 - Démocratie
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