Contre l’innovation : appropriation et disruption à l’ère de l’esclavage immatériel | esse arts + opinions

Contre l’innovation : appropriation et disruption à l’ère de l’esclavage immatériel

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L’appropriation se définit ici comme la praxie qui associe les connaissances nécessaires à la création d’une œuvre d’art, l’activation de ses concepts et un engagement envers les réactions qu’elle suscite. Dans Cannibal Culture, Deborah Root décrit la tendance occidentale à commodifier la différence des autres cultures, notion renforcée par le projet rimbaldien d’« être absolument moderne » et la fixation sur l’innovation dans l’économie immatérielle et les marchés de l’art actuels. Parallèlement aux projets de disruption, l’innovation fait grimper les profits des entreprises en privatisant les services publics et en attribuant une valeur monétaire aux commodités auparavant gratuites. Pendant que les nouvelles créations bénéficient d’une protection limitée en vertu du droit d’auteur, les sociétés de divertissement comme Disney relancent continuellement leurs titres afin de ne jamais tomber dans le domaine public. Ces propos incitent à nous questionner : où se situe exactement la culture ?
[Traduction de l’anglais par Nathalie de Blois]

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