Thomas Kneubühler

Dominique Allard
  • Thomas Kneubühler, Light Man, de la série Land Claim, 2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Take off, de la série Land Claim, 2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Under Siege # 3, de la série Land Claim, 2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Under Siege # 4 (traces), de la série Land Claim, 2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Under Siege # 5, de la série Land Claim, 2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Water Line, de la série Days in Night, 2013-2014. Photo : permission de l’artiste
  • Thomas Kneubühler, Antennas, de la série Days in Night, 2013-2014. Photo : permission de l’artiste

Le plus récent projet de l’artiste Thomas Kneubühler traite de la tension géopolitique entre le local et le mondial à partir du problème de la propriété territoriale. Land Claim (2014), qui regroupe une série de photographies et une vidéo, se constitue autour de l’activité minière dans les régions nord du Québec. Captées dans trois localités différentes, les images du corpus attirent l’attention sur l’articulation complexe des divers acteurs impliqués dans le processus d’appropriation d’un espace : tandis que certaines montrent l’infra-structure de la mine Raglan à Kattiniq au Nunavik, endroit isolé uniquement accessible au moyen d’un avion appartenant à la société d’exploitation, d’autres proposent des vues de Zoug, en Suisse, paradis fiscal où se trouve le siège de la compagnie minière. Parallèlement, l’artiste présente des images du village inuit d’Aupaluk, au Nunavik, l’un des lieux « assiégés » par le développement d’un nouveau projet de mine de fer, d’où le titre de cette série : Under Siege. Or, en amont de ce croisement qui met l’accent notamment sur le déplacement des populations, c’est l’imperceptibilité de la relation de pouvoir économique elle-même qui est mise en lumière, celle qui se tisse entre l’excavation locale des matières et leur commercialisation à l’échelle mondiale. Selon l’artiste, cette invisibilité est aussi liée à l’inaccessibilité des sites miniers : non seulement ils sont isolés et souterrains, mais ils sont hautement surveillés, contrôlés, protégés, voire cachés aux yeux du public. En ce sens, Land Claim poursuit l’investigation entamée dans la nuit polaire à la Station des Forces canadiennes d’Alert avec Days in Night (2013-2014), qui cherche à savoir « comment rendre visible ce qui est plongé dans l’obscurité ».

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