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Revue: 
Summary: 

ÉDITO
Small is beautiful?
SYLVETTE BABIN

MINIATURE

Jordi Colomer, Nicolas Moulin, Wilfrid Almendra : trois minifcations de l’architecture moderniste
Nous sommes-nous réellement débarrassés du modernisme ? Remettant en question les traits qui caractérisent notre époque, des artistes s’intéressent à ce qu’il a été et ce qu’il en reste aujourd’hui. Il est même assez significatif de constater que cette remise en question va de pair avec la réalisation de maquettes et de miniatures répliquant des constructions du 20e siècle. Des artistes d’univers aussi différents que Jordi Colomer, Nicolas Moulin et Wilfrid Almendra réalisent des maquettes a posteriori pour réfléchir sur ce qui a été fait : chez ces trois artistes, les maquettes deviennent en effet des stratégies plastiques pour s’interroger sur ce qu’est devenu le modernisme.

VANESSA MORISSET

Faire petit et voir grand : l’art du simulacre chez Daniel Corbeil
L’ensemble de la production de Daniel Corbeil tire parti des effets que permettent les jeux d’échelle, tout particulièrement ceux qui sont associés à la réalisation de maquettes de paysage. Cet article met en lumière quelques-unes des facettes du travail de l’artiste, porté par une préoccupation ludique qui lie la nature nordique à l’exploitation industrielle et au réchauffement climatique. Par-delà la réflexion écologiste qui les sous-tend, les œuvres de Corbeil proposent une exploration formelle de la représentation du paysage qui invite le spectateur à interroger les a priori de sa perception.

JEAN-PHILIPPE BEAULIEU

La démesure miniaturisée
Nous assistons en art à un retour de l’œuvre tangible dont la création et la réception s’inscrivent dans la matière et la durée. Elle sous-entend, dans le cas de la miniature telle que la conçoit Karine Giboulo, un renversement d’échelle allant à rebours de ce qu’engendre massivement l’ère du numérique. Plongés que nous sommes dans l’infiniment grand, l’immatériel et l’instantané des réseaux, nous expérimentons face à de tels microcosmes un rapport à l’espace, au temps et à soi tout en contraste avec celui qui caractérise notre quotidien. C’est en regard de cette dualité et à l’aune des concepts d’hypermodernité et de sublime technologique que nous proposons d’analyser la miniature.

MARJOLAINE ARPIN

Guillaume Lachapelle Dérives rêveuses sur quelques hétérotopies
Les miniatures de Guillaume Lachapelle sont des micro-univers où se chevauchent dans l’ambiguïté des composantes fantastiques et réalistes confrontant le vérisme des détails et l’improbable des situations campées. Qu’ils relèvent de la foire, du parc d’attractions ou de la bibliothèque, ces petits théâtres de bois ou de résine de polyester, accueillant des figurines hybrides, constituent des métaphores du travail de la mémoire et des affects. Les scènes élaborées par l’artiste font également écho aux espaces retenus par Michel Foucault sous le vocable « hétérotopie », ces espaces autres destinés à matérialiser nos utopies.

MARIE-ÈVE CHARRON

Les photographies d’Alain Laframboise : Le Wunderkammer de l’histoire de l’art
Les créations photographiques d’Alain Laframboise s’attachent, depuis de nombreuses années, à mettre en scène des objets miniatures dans la visée d’un requestionnement des fondements critiques et théoriques de l’histoire de l’art. Au détour de l’étude des dispositifs mis en place par l’artiste, Florence Chantoury-Lacombe interroge le regard micrologique du photographe dans l’agencement d’une istoria composée de figurines et autres menus objets bibelotés aux étals des marchés publics.

FLORENCE CHANTOURY-LACOMBE

Des photographies qui tiennent dans la main : Yamamoto Masao
L’artiste japonais Yamamoto Masao réalise des installations photographiques constituées d’une multitude de clichés de très petits formats. Afin de créer un sentiment de proximité chez le spectateur et pour inciter celui-ci à s’approprier les images, il reste volontairement évasif sur les sujets qu’il photographie et propose des tirages usés et abîmés qui imitent la photographie ancienne. Par la petite taille des images, l’artiste incite le visiteur à s’approcher des photographies pour que celui-ci en appréhende correctement le contenu. Il espère ainsi faire résonner ses œuvres dans l’esprit du spectateur, invité à suppléer l’aspect lacunaire et allusif des clichés.

LILIAN FROGER

En coulisse : Les performances de Vida Simon
Dans sa présentation des performances et installations de l’artiste montréalaise Vida Simon, l’auteur aborde son utilisation de la miniature en suggérant que la précarité de l’intimité opère comme forme de résistance contre le gigantisme et le caractère public de notre époque. Dans sa pratique, Simon travaille le dessin et l’installation au moyen de la performance, où l’échelle miniature crée des liens avec le passé. Elle établit un rapport au temps par la voie de l’enfance, en abordant les thèmes des jouets et du jeu. Chez Simon, les choix de matériaux et de techniques favorisent la simplicité ; ses performances transportent les spectateurs en coulisse où ils retrouvent la transparence, le sentiment de voir le « vraiment réel », la vérité-récit, un récit qui les englobe en tant que collectivité.

STEPHEN HORNE

PORTFOLIOS
Jake & Dinos Chapman
Stéphane Gilot
Marie-Claude Bouthillier
Graeme Patterson

ARTICLES

Regarder par la fente : La miniature par rapport à la totalité
Il ne faut pas cacher son âge derrière le stade du miroir. Ce message peut s’adresser à l’enfant terrible par excellence, placé dans l’orphelinat mondial que l’on nomme « art ». Dans Capitalisme et Schizophrénie 2. Mille Plateaux, Gilles Deleuze et Félix Guattari écrivent : « Réalité du devenir-animal, sans que l’on devienne animal en réalité. [...] Car ce qu’il faut expliquer, c’est précisément que tous les enfants, même beaucoup d’adultes, le fassent plus ou moins [...]. » Ceci jette de la lumière sur l’infantilisme chronique propre aux artistes et aux auteurs qui, indépendamment de leur âge, relient le soutien faiblissant de leurs activités au « repli de la totalité ».

VICTOR TUPITSYN

Hadjithomas + Joreige Travailler les émotions, la mémoire et l’histoire
Présentant des œuvres photo et vidéo ainsi que des installations du duo libanais Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, artistes et documentaristes, I’m There Even If You Don’t See Me découle de leur vécu dans un Liban au passé complexe marqué par la guerre et des séquelles encore présentes chez les citoyens, dans le paysage et dans la conscience collective. L’auteure examine cinq œuvres présentées dans le cadre de l’exposition dont la commissaire est Michèle Thériault. Hadjithomas et Joreige dégagent les enjeux complexes et nombreux qui entourent la protection, la commémoration et l’écriture de l’histoire du Liban. Pour ce faire, ils s’interrogent : comment représenter un traumatisme collectif ? S’agit-il d’une tâche par essence impossible ?

ZOË CHAN

YOUNG CRITICS COMPETITION
Chasing Napoleon,
Palais de Tokyo, Paris, October 15, 2009–January 17, 2010
ROSE BOUTHILLIER

AFFAIRE DE ZOUAVE
Minimal cocktail
MICHEL F. CÔTÉ

COMPTES RENDUS
Paris | Kadist Art Foundation, Nathalie Desmet

Sherbrooke | Galerie d’art Foreman, Manon Tourigny


Montréal | VOX Centre de l’image contemporaine, Vivian Ralickas


Montréal | OFFTA, Théâtre d’Aujourd’hui, Catherine Cyr

Vancouver | Presentation House Gallery, Kathleen Ritter


Vancouver | Blanket Contemporary Art, Sarah Ciurysek


Toronto | Gallery 44, Gabrielle Moser


Toronto | LE Gallery, Gabrielle Moser


Publication | Guerrilla Girls : Troubler le repos, Galerie de l’UQAM Katrie Chagnon

Publication | Les lendemains d’hier, Musée d’art contemporain de Montréal Katrie Chagnon

Numéro: 

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