Saša Spačal, Mirjan Švagelj & Anil Podgornik

Marianne Cloutier
  • Saša Spačal, Mirjan Švagelj & Anil Podgornik, Mycophone_unison / Microbiome, 2013. Photo : permission de Saša Spačal
  • Saša Spačal, Mirjan Švagelj & Anil Podgornik, Mycophone_unison, 2014. Photo : Damjan Švarc, permission de Kapelica gallery photo archive
  • Saša Spačal, Mirjan Švagelj & Anil Podgornik, Mycophone_unison, 2014. Photo : Damjan Švarc, permission de Kapelica gallery photo archive

Conçue par l’artiste slovène Saša Spačal, en étroite collaboration avec le scientifique Mirjan Švagelj et le designer Anil Podgornik, l’installation sonore Mycophone_unison se présente comme une métaphore des questionnements sur l’identité corporelle à l’aune des récentes découvertes sur le microbiome humain. À l’extrémité d’une large plateforme représentant une carte du ciel, le spectateur est invité à activer un détonateur. Par cette simple action, un signal est acheminé vers l’unité centrale de la plateforme. Celle-ci consiste en un disque perforé équipé de transistors optiques qui produisent un son rythmé, ponctué d’un jeu de lumières. Le son émis est ensuite modulé par son passage par trois boites de Petri, chacune contenant des microorganismes prélevés sur diverses parties du corps des trois créateurs. De cette action résulte une série de sons, toujours différente. En effet, puisque les microbiomes présents sont vivants, et donc en constant développement, la résistance électronique produite lors du passage du signal est à chaque fois quelque peu modifiée, transformant par le fait même la séquence sonore. En prenant part à ce système, le spectateur entre lui aussi dans cette «interconnectivité globale», tandis qu’un lien symbolique est établi entre son corps, le corps des créateurs et le corps céleste. Ce faisant, l’œuvre rappelle l’influence de l’environnement sur notre identité corporelle, le corps devant plus que jamais être compris comme un écosystème ouvert. D’ailleurs, les boites de Petri incluses dans l’installation œuvrent également en ce sens. L’ajout de charbon à la gélose, qui sert de médium de culture, forme un arrière-fond noir où se déploient les microorganismes, créant ainsi une confusion entre les niveaux micro et macro. Cela rappelle que des changements mineurs à notre microbiome sont suffisants pour provoquer des effets à l’échelle de notre santé et même de nos comportements, témoignant ainsi de la nature dynamique et multiple de notre corps.

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