Rénovation

80
2014

Dossier :
Ce dossier s’intéresse aux œuvres qui se rattachent à la rénovation, par l’usage de matériaux et d’outils, ainsi que par le recours à des dispositifs qui mettent en relief le bâti, la (re)construction ou la mise en chantier de processus. On y retrouve notamment des analyses sur le travail d’artistes qui, par l’occupation et la transformation de bâtiments voués à la disparition ou par l’élaboration de structures éphémères, fonctionnelles ou non, ont abordé les sujets de l’espace social, de l’embourgeoisement ou des politiques d’urbanisation.

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  • ÉDITO

    Architectures temporaires pour chantiers de constructions éphémères
    SYLVETTE BABIN

    RÉNOVATION | RENOVATION

    Rénovation kamikaze : des formes parasites de la rénovation
    Dans les pays de l’ex-bloc soviétique, de nombreux artistes se sont emparés des questions relatives à la rénovation et à son vocabulaire : eurorénovation, bruxellisation... Le pavillon géorgien de la 55e Biennale de Venise est l’exemple même d’une pratique issue de ces questionnements. Conçue comme une forme parasitaire de l’Arsenal, la Kamikaze Loggia est aussi révélatrice d’une façon d’exister dans le système international de l’art contemporain pour un pays longtemps exclu de cette scène artistique. La rénovation devient à la fois synonyme de fascination moderne et de réinvention de la tradition..

    NATHALIE DESMET

    L’art avant démolition comme mise en scène de relations fondées sur la non-puissance
    Ce texte traite des projets WRECK CITY et Phantom Wing, qui se sont déroulés récemment à Calgary, et de l’impact d’un climat économique et psychologique de croissance et d’effacement précipités sur la manière dont sont perçus les artistes, parfois considérés comme des entités rentables. Il y est également question de la posture anti-institutionnelle des commissaires dans le cadre du premier projet et de leur décision de travailler en collaboration (possiblement aussi en opposition) avec les instances et entreprises de rénovation dans le cadre du second. Ce texte s’intéresse également à la manière dont les artistes réinvestissent les espaces fonctionnels et l’expérience vécue ou physique.

    ANDREA WILLIAMSON

    Compagnons du devoir : les rénovations empiriques des frères Chapuisat
    Les Frères Chapuisat forment depuis la seconde moitié des années 2000 un groupe à géométrie variable qui s’est fait une spécialité d’intervenir in situ et de construire des abris et labyrinthes temporaires. L’article analyse deux interventions symptomatiques récentes afin d’envisager les effets et améliorations de leurs techniques empiriques de reconversion.

    BÉNÉDICTE RAMADE

    Favela Café à Art Basel : signes conflictuels dans l’espace semi-public
    Tadashi Kawamata est connu pour son travail de construction à partir de matériaux simples tels que des planches ou des chaises. Liées à leur site, ses œuvres interrogent les lieux et les redéfinissent. En juin 2013, son installation Favela Café, devant la foire de l’art de Bâle, fait débat jusqu’à être occupée par des manifestants qui seront brutalement dispersés par la police. Cet incident fait apparaître la complexité des rapports de pouvoir et de propriété qu’une esthétique de la construction précaire fait surgir lorsqu’elle les expose au croisement de l’économie marchande et de l’espace public.

    HERVÉ ROELANTS

    Chantiers instables
    « Chantiers instables » propose une synthèse de trois projets récents de l’artiste Étienne Tremblay-Tardif. Celui-ci s’intéresse surtout aux grands projets de réfection ou de reconstruction du bâti public et accorde une importance particulière au contexte historique qui les entoure. Le texte se penche sur la manière dont l’artiste accumule des documents au fil de ses recherches pour ensuite les transformer en matériaux de ses constructions. Ses œuvres proposent des réflexions sur la problématique constituée par la réfection matérielle et la remise à neuf, et ouvrent éventuellement sur l’idée d’un renouvellement puisqu’elles concordent aussi avec la notion de rénovation.

    ANNE-MARIE PROULX

    Un cacilheiro à Venise. Rénovation et reconversion d’un ferry par Joana Vasconcelos
    Comment s’approprier un bâtiment conçu pour un autre usage que celui auquel on le destine ? En transformant un ancien ferry – un cacilheiro, comme on les appelle à Lisbonne – en une galerie flottante, l’artiste portugaise Joana Vasconcelos répond à sa manière à cette question, mais à d’autres également. La rénovation de la Trafaria Praia lui permet en effet de résoudre momentanément la question du pavillon de son pays à la Biennale de Venise, le Portugal étant le seul pays de grande tradition artistique et culturelle à ne pas y avoir son propre bâtiment. Pour remédier à ce manque, Joana Vasconcelos amarre son bateau, symbole des classes populaires de Lisbonne, au cœur du monde de l’art contemporain.

    VANESSA MORISSET

    PORTFOLIO

    Michael Merrill
    Yann Pocreau
    José Luis Torres
    Jannick Deslauriers

    ARTICLES

    La valeur ajoutée des matières résiduelles
    Dans cet article, l’auteure fait un compte rendu de l’événement Faire avec qui s’est tenu à l’été 2013 aux îles de la Madeleine. Elle examine la manière dont les propositions des neuf artistes ont répondu à l’invitation lancée par la commissaire Véronique Leblanc de travailler avec le contexte de l’archipel, où la gestion des matières résiduelles est un enjeu à plusieurs facettes. Elle fait voir que les œuvres les plus pertinentes sont celles où les artistes ont réglé leurs interventions pour être en harmonie avec les préoccupations écologiques ou sociales qu’ils entendaient aborder.

    MARIE-ÈVE CHARRON

    Séjour temporaire | altération provisoire
    Présentée à l’été 2013 par le Centre d’artiste Vaste et Vague, l’exposition Séjour temporaire / altération provisoire explore la relation entre art in situ et tourisme en invitant huit artistes à produire une œuvre répondant au contexte de Carleton-sur-Mer à la suite d’une courte résidence d’une semaine. La résidence, la commande, la prémisse de l’in situ et de l’art public, facteurs sur lesquels repose l’événement, l’amènent à être traversé par les mêmes tensions que les biennales internationales qui ont remis la notion de site au goût du jour dans les années 1990. Ce texte jette un regard critique sur le projet et les œuvres qui le composent à partir d’une réflexion sur les nombreux défis soulevés par la problématique qui le fonde, notamment le risque d’instrumentalisation de l’art et de l’artiste, traité en « fournisseur de service » qui répond à une commande à des fins touristiques et économiques.

    ANNE-MARIE ST-JEAN AUBRE

    De la peinture comme écriture abstraite
    L’auteure retrace, depuis les années 90, le trajet en peinture de l’artiste Marie-Claude Bouthillier, dont la pratique, fortement ancrée dans une proposition picturale qui allie la peinture à une écriture abstraite par la présence gestuelle du corps, propose aussi une relecture du tissage et des arts appliqués en art contemporain. Plus particulièrement, l’auteure s’est penchée sur le projet commissarial et artistique intitulé Familles, présenté au Musée McCord.

    CYNTHIA GIRARD

    Célébrations d’une œuvre instable : une rétrospective de Rosemarie Trockel
    Lors d’une rétrospective, l’œuvre d’un artiste ne fait pas que se refléter, elle devient autre, par la sélection et la recontextualisation qui servent la plupart du temps à figer l’artiste afin de le rendre « propre à la consommation » par le public. L’exposition A Cosmos consacrée à Rosemarie Trockel bouscule cette pratique en refusant de réduire la rétrospective à un recadrage à rebours de l’artiste en fonction d’une entité (d’une perceptibilité) stable, figée. Elle l’ouvre plutôt sur l’avenir infiniment transformateur de l’imperceptible et de l’indéfini.

    KATHERINE GUINNESS

    Raphaëlle de Groot. En exercice à Venise

    SYLVETTE BABIN

    RÉSIDENCE ÉCRIRE SUR L'ART SONORE

    Espaces
    NICOLE GINGRAS

    AFFAIRE DE ZOUAVE

    Rater mieux
    MICHEL F. CÔTÉ

    COMPTES RENDUS

    Sherbrooke | Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, Myriam Yates par Manon Tourigny

    Montréal | Battat Contemporary, Jean-François Lauda par Serge Murphy

    Paris | Galerie Jérôme Poggi, Wesley Meuris, Sightseeing par Nathalie Desmet

    Tourcoing | Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains, À Montréal, quand l’image rôde par Vanessa Morisset

    Bordeaux | Eponyme Galerie, Mathieu Beauséjour, Être gouverné par Stéphanie Dauget

    Paris | Galerie 22,48m2, PLAY / DISPLAY par Vanessa Morisset

    Montréal | Musée d’art contemporain, Michel de Broin par Jennifer Alleyn

    Montréal | Galerie de l’UQAM, Le Projet Peinture – The Painting Project par Claire Moeder

    Toronto | Erin Stump Projects, Elise Rasmussen, Finding Ana par Caoimhe Morgan-Feir

    Toronto | Clint Roenisch Gallery, Marcel van Eeden, The Garden par Mariam Nader

    London | Sprüth Magers, Stephen Shore, Something + Nothing par Gabrielle Moser

    Montréal | Lieux divers, Viva ! Art Action par Anne Philippon

    Montréal | Théâtre La Chapelle, Cube blanc par Christian Saint-Pierre

    Montréal | Usine C, Freetown par Christian Saint-Pierre

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