Avoir 30 ans

81
2014

Dossier :
Pour souligner son 30e anniversaire, esse a délaissé l’habituel dossier thématique pour donner carte blanche à quelques auteurs invités à poser un regard sur des œuvres ou des pratiques qui ont particulièrement retenu leur attention au 21e siècle. Se distinguant toutefois d’un palmarès des meilleures œuvres de la dernière décennie, l’ensemble des textes permet plutôt de constater à quel point les voix et les formes d’écriture sur l’art sont aujourd’hui plurielles, à l’instar des pratiques dont elles soulignent la pertinence. Ce numéro propose donc un portrait éclaté de l’art et de la critique d’art qui se pratiquent en 2014, une aventure en images et en mots, un bref mais palpitant voyage dans l’univers d’une douzaine de commissaires.

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  • ÉDITO

    Avoir 30 ans
    SYLVETTE BABIN

    AVOIR 30 ANS | BEING THIRTY

    Les stars de l'art contemporain : enseignements des palmarès réputationnels
    Depuis 1970, avec l’apparition du premier palmarès réputationnel en art contemporain, le désormais célèbre Kunstkompass, les classements se sont considérablement multipliés. Plusieurs d’entre eux, souvent publiés annuellement, visent à rendre compte de la visibilité des artistes, mais aussi, de plus en plus, de l’importance des œuvres produites ou encore de la puissance des diverses personnalités du monde de l’art contemporain. L’analyse sociologique permet de regrouper les artistes qui partagent certains traits pour mieux comprendre l’influence de facteurs tels que l’âge, le sexe ou encore la nationalité (ou le pays de résidence) sur le succès des artistes.
    ALAIN QUEMIN

    « Cela aussi était » : du noir chez Nicolas Baier
    Le travail de Nicolas Baier est souvent inquiétant. Ses images nous défamiliarisent du monde que nous fréquentons et nous laissent soudainement à contempler l’idée de notre propre contingence : ce monde n’est pas à notre échelle, il n’a pas été fait pour nous. Un tel antihumanisme, une telle contingence ne sont pas que déstabilisants, ils s’offrent aussi comme un levier pour imaginer un monde différent.
    MAXIME COULOMBE

    La mise en scène de l'institution et des politiques de l'art performance
    Ces dernières années, un nombre croissant d’artistes engagés dans des pratiques conceptuelles et performatives ont utilisé l’exposition à la fois comme une scène et comme un médium dans le but d’explorer leur relation avec les archives de leur propre histoire. Deux projets récents, celui de Jimmy Robert présenté à la galerie Power Plant, à Toronto, et celui de Sophie Bélair Clément réalisé en collaboration avec la chorégraphe Marie Claire Forté à Artexte, à Montréal, sont des exemples de la façon dont les notions parallèles de commissariat et de performance permettent un entrecroisement et une contrelecture de divers fils historiques, de la critique institutionnelle et l’art d’appropriation à l’esthétique relationnelle. Leur travail est emblématique d’une mutation récente de la définition et de la perception de la performance, qui est passée d’une approche directement ancrée dans le corps à un médium et à des pratiques discursives hybrides.
    BARBARA CLAUSEN

    PORTFOLIO - David Tomas, Sophie Bélair Clément
    MICHÈLE THÉRIAULT

    Performer le document : nouvelles théâtralités politiques
    L’écriture de faits, dans le sens d’une restitution de certains angles morts de l’histoire, a envahi le champ de l’art contemporain. Ainsi, de nombreux artistes sont devenus des sortes de chercheurs déviants, érudits quoique falsificateurs, qui n’hésitent pas à inventer leurs propres documents lorsque ceux-ci sont manquants. Parmi ces manipulateurs de réalité, certains (dont Walid Raad, Eric Baudelaire et Dora García) ont récemment emprunté des formes performatives pour la restitution de leurs investigations, donnant une facture quasi théâtrale à leur objet d’étude. Ce faisant, ils renouvèlent de manière passionnante les enjeux fondamentaux de la performance et de l’art documentaire dans une lignée post-conceptuelle.
    GUILLAUME DÉSANGES

    PORTFOLIO - Christodoulos Panayiotou, Vesna Pavlović, Judy Radul
    SYLVIE FORTIN

    Donner du temps : à propos de Shadow Piece de David Claerbout
    D’origine belge, David Claerbout est un des artistes européens les plus importants aujourd’hui. Son travail porte sur le statut de l’image mobile, y compris dans ses modes d’exposition. Le rôle accordé au temps dans son œuvre est primordial. Ainsi conçoit-il des objets temporels aux formats étonnants (Bordeaux Piece, une des ses œuvres les plus marquantes, dure près de quatorze heures). On retrouve aussi dans ce travail l’ombre, forme archaïque s’il en est, par laquelle s’organise chez lui un véritable don de temps.
    THIERRY DAVILA

    Le temps historique écologisé
    Depuis les années 1990, l’art contemporain a développé une esthétique de temporalisation de l’histoire qui s’interroge sur le futurisme de la modernité. Alors que la modernité est mobilisée par une promesse de progrès – une promesse réalisable dans un futur qui se constitue par la dévaluation du passé et l’effacement du présent –, l’art contemporain imagine le futur comme une catégorie temporelle qui s’institue à même le présent ainsi que par une certaine rétention du passé. L’article se penche sur quatre pratiques artistiques actuelles qui reconsidèrent le temps historique dans son rapport à l’écologie.
    CHRISTINE ROSS

    Lettre sur le temps présent
    MARIE-EVE BEAUPRÉ

    PORTFOLIO - Julie Trudel, Jérôme Bouchard, Sarah Cale, Julia Dault, Pascal Caputo
    JULIE BÉLISLE

    Arts visuels et musique en contrepoint
    L’auteure considère le phénomène fécond des nombreuses pratiques artistiques investies par la musique. Elle décrit cet effet de convergence et ce qui résulte de l’expérience de transitivité entre le visuel et le musical. Dans les exemples qu’elle a retenus, la musique est traitée comme une substance malléable, un matériau sculptural modelé dans le contexte du performatif, une matière anthropologique capable de recevoir l’empreinte du visuel et de concourir à la mise en œuvre de la pensée.
    LOUISE DÉRY

    Catégorisations heuristiques : l’art contemporain autochtone au Québec
    La question de l’art autochtone contemporain au Québec est essentielle, mais problématique, puisqu’elle relève d’une réalité géopolitique et épistémologique propre aux structures occidentales. En abordant les pratiques de Sonny Assu, Nadia Myre, Sonia Robertson et Domingo Cisneros, l’auteure propose des pistes de réflexion qui permettent de poser certaines des balises artistiques et conceptuelles communes à ces artistes sur le territoire québécois (mémoire, politique, résilience, interdisciplinarité), et de constater que cette volonté de catégorisation échappe aux méthodologies autochtones, lesquelles sont pourtant des plus prometteuses pour l’avenir de la recherche sur les Premières Nations.
    ASEMAN SABET

    PORTFOLIO - Christine Major, Marion Wagschal, Lynette Yiadom-Boakye
    THÉRÈSE ST-GELAIS

    AFFAIRE DE ZOUAVE

    Affaire classée
    MICHEL F. CÔTÉ

    COMPTES RENDUS

    New York | Solomon R. Guggenheim Museum, Carrie Mae Weems: Three Decades of Photography and Video par Joseph Henry

    New York | Museum of Modern Art, Robert Heinecken Object Matter par Enrico Gomez

    New York | Whitney Museum of American Art, Whitney Biennial 2014 par Joseph Henry

    Paris | Centre culturel canadien, Get Hold of This Space : la carte de l’art conceptuel au Canada, 1re partie par Nathalie Desmet

    London | Acme Project Space, Sophie Jodoin, how permanent is permanent par Dan Munn

    Toronto | Mercer Union, push and pull: Bridget Moser, Michael Vickers, Nikki Woolsey par Britt Gallpen

    Longueuil | Plein sud, Centre d’exposition en art actuel, Alexis Lavoie, Les yeux crevés par Pierre Rannou

    Saint-Hyacinthe | Centre d’exposition Expression, Démarches2 : Exposant deux par Andréanne Roy

    Montréal | Centre des arts actuels Skol, Étienne de Massy par Jennifer Alleyn

    Bordeaux | CAPC, Sigma par Vanessa Morisset

    New York | e-flux, NSK Electronic Consulate par Ariane Daoust

    Montréal | Usine C, Manon De Pauw, La matière ordinaire par Christian Saint-Pierre

    Montréal | hôtel Le Germain, 2050 Mansfield – Rendez-vous à l’hôtel par Nayla Naoufal

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