Massimo Guerrera

Sylvie Cotton
  • Domus (Les résonances des plateformes), 2017. Photo : permission de l'artiste
  • Domus (Les résonances des plateformes), 2017. Photo : permission de l'artiste
  • Domus (Les résonances des plateformes), 2017. Photo : permission de l'artiste
  • Domus (Les résonances des plateformes), depuis 2017. Photo : permission de l'artiste

Massimo considère ses esquisses comme des œuvres à part entière. Il les compare à un « langage d’accompagnement » ouvrant la voie à des allers-retours de raffinement entre médiums. Il les insère dans ses installations où, porteuses poétiques, elles nous indiquent ses chemins parcourus.

Par convention, l’esquisse est le prétexte d’une œuvre à venir. Son projet. Étude préparatoire, notes graphiques, flash, filon. Humblement, elle promet une « vraie » chose à venir et n’en serait que l’orientation. La pensée s’en remet à la main et, à cette étape, elles se suivent, avisées, ne faisant qu’une. Selon Massimo, l’esquisse lui permet d’aller plus loin. Il trace principalement des graphies de sculptures ou d’installations. En fait, ses esquisses renvoient toujours à des projets en trois dimensions. Cette fois-ci, rien ne flotte dans l’espace des ébauches. Debout, assis, planté, tout se tient. Autotenure, automaintien. Les détails abondent, organiques ou architectoniques. Le feutre tranche sans cacher les hésitations premières tracées à la mine, rendant les choix apparents. La main cherche et laisse cette trace de fouilleuse être ce qu’elle est : un moment de libre recherche. Les esquisses apparaissent souvent en série, ce qui en fait de réels documents indiquant comment l’artiste tourne autour d’un thème, d’une idée. Massimo entend par ailleurs la pratique de l’esquisse telle une écriture, « une stylisation, une synthétisation, une fusion d’éléments issus du va-et-vient entre dessin et sculpture ».

L’esquisse trouve sa place dans l’histoire globale du projet artistique vécue par l’artiste dans son atelier de la rue Adam. Dans Vitamine D, Emma Dexter soutient que « le dessin est un sentiment, une attitude ». Cet investissement d’affect me semble juste. C’est ce que la recherche et le travail de Massimo me laissent entrevoir et toucher : le récit d’une seule et même grande composition, forte et fragile, au sein de laquelle toutes les lignes, qu’elles soient de mine de plomb, de feutre noir, de ruban ou de ficelle, qu’elles soient de pinceaux tracées ou de gestuelles performées, qu’elles soient structure ou corps, esquissent une vie d’artiste écrite sur le papier buvard de l’instant.

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