Le meilleur des mondes, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières

Galerie d’Art du Parc, Centre d’exposition Raymond-Lasnier, Musée québécois de culture populaire, Musée Pierre-Boucher, Atelier Silex - Espace 0...3/4, CIRCA art actuel
  • Christopher Varady-Szabo, Rathaus, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
  • Christopher Varady-Szabo, Rathaus, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Simon Laganiäre
  • Erika Dueck, Through Still Wanderings, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
  • Catherine Bolduc, Tentative d’évasion, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photos : Lise Barbeau
  • Catherine Bolduc, Tentative d’évasion, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
  • Guillaume Lachapelle, Soma, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
  • Guillaume Lachapelle, Soma, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photos: Lise Barbeau
  • Guillaume Lachapelle, Soma, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau

Le meilleur des mondes
Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, du 23 juin au 9 septembre 2016

Pour sa septième édition(1), la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières s’inspire du livre Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Paru en 1932, ce livre culte décrit deux mondes complètement différents, l’un étant contrôlé par l’État mondial qui normalise les naissances et le bonheur, alors que l’autre est demeuré au stade naturel, sans technologie. Le regard futuriste de Huxley était un prétexte pour imaginer la proposition des artistes qui auraient existés dans ce monde où la pensée critique n’existe pas. En outre, cette thématique reflète une tendance remarquée depuis quelques années dans les pratiques contemporaines, soit celle de jouer avec les échelles de grandeur pour représenter des mondes imaginaires ou semi-fictifs. Les membres du comité de la BNSC ont donc sélectionné douze artistes aux démarches hétérogènes qui investissent présentement cinq lieux d’exposition à Trois-Rivières et, pour une première fois, le CIRCA art actuel à Montréal.

Dans le contexte de cette thématique, la réflexion suivante s’attardera aux œuvres qui ont un rapport particulier au temps et aux perceptions du passé envers un avenir futur. C’est le cas de Rathaus, œuvre de Christopher Varady-Szabo, qui attire immédiatement par son aspect primitif et ses techniques ancestrales : un regard actuel sur un savoir-faire ancien. Travaillant avec des matériaux naturels, Varady-Szabo expose une habitation mobile aux formes zoomorphes dans l’Espace 0…3/4 de l’Atelier Silex. L’œuvre s’oppose à toutes avancées technologiques, elle incarne à la fois un retour aux valeurs liées à la terre et la survie du monde sauvage de Huxley.

L’installation Through Still Wanderings d’Erika Dueck, présentée au CIRCA art actuel, comporte des jeux de miroirs qui ont pour effet de plonger le regard du spectateur dans un puits infini aux parois constituées de petites portes d’armoires dont le contenu est désordonné et déborde de feuilles de papier. Le dispositif conçu par Dueck donne à voir, mais empêche à la fois l’accès du corps au plus profond de l’œuvre. Une analogie de la mémoire qui peut s’appliquer aux systèmes d’informations emmagasinées et cachées par une utopie gouvernementale. Alors que notre ère est au numérique, Dueck nous transporte dans un lieu où le papier appel à la nostalgie.

À la Galerie d’art du Parc, Catherine Bolduc utilise un écran sur lequel des ombres sont projetées, afin de reproduire un effet illusoire fantasmatique. Tentative d’évasion est littéralement une fiction intemporelle. Entre la réalité matérielle de l’installation et la perception idyllique du jeu d’ombres, l’artiste recrée la dualité entre la société urbaine et la communauté sauvage du livre d’Aldous Huxley.

Autre moment fort de la BNSC 2016, Soma, œuvre de Guillaume Lachapelle qui brouille notre perception du temps et de l’espace. Dans une pièce complètement noire, le spectateur découvre peu à peu la représentation de fœtus élevés en laboratoire dans une installation surmontée par une ville d’acier et de lumière. Ce clin d’œil à la drogue du bonheur au cœur du Meilleur des mondes résume l’effet de perte de repères produit par l’œuvre de Lachapelle.

La BNSC 2016 présentera également plusieurs activités parallèles dont le restaurant Le populaire créé par Annie Pelletier et Fontaine Leriche ainsi que l’événement satellite d’urbanisme tactique Urbaloko qui aura lieu du 2 au 4 septembre 2016. Ce dernier est une initiative mise sur pied par un comité formé d’artistes, de designers et d’une stagiaire en architecture qui vise à rassembler les communautés autour d’un espace urbain réinventé et à favoriser l’interaction avec des structures spécialement pensées pour un stationnement du centre-ville de Trois-Rivières.

NOTE

(1) Avec la participation de Amalie Atkins, Kim Adams, Catherine Bolduc, Erika Dueck, Isabelle Gauvin, Karine Giboulo, Guillaume Lachapelle, Paryse Martin, Claire Morgan, Elisabeth Picard, Mathieu Valade, Christopher Varady-Szabo. http://www.bnsc.ca.

Légendes des photos
Image 1 : Christopher Varady-Szabo, Rathaus, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
Image 2 : Christopher Varady-Szabo, Rathaus, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Simon Laganiäre
Image 3 : Erika Dueck, Through Still Wanderings, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau
Image 4 et 5 : Catherine Bolduc, Tentative d’évasion, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photos : Lise Barbeau
Image 6, 7 et 8 : Guillaume Lachapelle, Soma, vue d'exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photos: Lise Barbeau

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