éditorial

9 - art actuel et le politique : (im)pertinence ? - Hiver - 1988
Le comité de rédaction

Entre l’affirmation d’un art «canadien» qui puise ses exemples dans l’art québécois en lui retirant toute spécificité, comme tente de le démontrer l’article de Chantal Pontbriand intitulé «Histoire et postmodernité» dans Parachute 47 (été 1987) et le miroitement d’un art québécois en tant que cocktail latino-rafraîchissant, comme le vante Michel Tétreault dans l’article «L’art, c’est sorcier» (paru dans l’Actualité de juillet 1987); entre la croyance étonnamment persistante du mythe de l’objet comme «mystère» comme l’écrit le nouveau directeur de Vie des Arts, Jean-Claude Leblond, dans la parution de l’été 87 et l’auto-promotion flatteuse telle que constatée dans le numéro du printemps 87 d’Inter, nous pensons qu’il existe une voix autre : une voix qui penserait une spécificité québécoise alors que le milieu artistique québécois se refuse lui-même à la reconnaître.

Voilà pourquoi nous relançons le débat, en 1987, sur le rapport entre l’art actuel et le politique. Interrogation qui vient d’une constatation de ce qui se fait présentement dans le milieu artistique et de cette autre constatation, à savoir l’absence de discussions à propos du contexte politique et culturel.

Nous cherchons à affirmer un art québécois conscient de son apport propre, sans pour autant être refermé sur lui-même et ce, autant au niveau des œuvres qu’à celui des institutions.

Il y eut, avant les années 80, un mouvement d’art québécois engagé qui a été occulté. Les artistes qui veulent se mettre au diapason de l’art international ont-ils conscience d’une continuité historique? A-t-on conscience de la relation de son «je» avec un collectif, qui n’en serait pas un universel indifférencié?

Les différentes facettes de ce débat sur l’art et le politique constituent le propos des articles du dossier dans le présent numéro. Et, également, sans préméditation de notre part, plusieurs auteurs traitent ce sujet à l’intérieur des chroniques habituelles. Débordement qui semble prouver que le sujet ne suscite pas que de l’indifférence…

8 - La jeune critique - Printemps / été - 1987
Le comité de rédaction

ESSE, contre vents et marées, sort son no 8, qui a fier allure. Contre vents et marées? Oui, et ce n’est pas parce que nous avons déménagé notre «siège social» à Honolulu ou Hawaï (!) mais bien parce que les conditions de réalisation et de production de chaque numéro sont telles qu’à chaque parution nous sommes les premiers surpris. Surpris d’être là, surpris aussi du résultat final qui se contrôle, vu nos moyens et nos visées, jusqu’à une certaine limite. Cette part de hasard est cependant plus stimulante qu’inquiétante étant donné le comité de rédaction qui, avec l’appui de proches collaborateurs, se charge d’en assurer la cohésion. Cohésion qui, nous prenons plaisir à le souligner, est plus marquée ce numéro-ci. ESSE a bel et bien — attention, voilà l’énormité — le goût du Québec! S’il s’agit d’un parti pris, il ne nous empêche cependant pas d’être critique, au contraire. Notre réflexion se trouve renforcée d’une part puisque nous avons circonscrit notre champ d’action et d’autre part parce que nous aimons les défis, et penser (panser?) la santé culturelle du Québec en ce moment, en est tout un!

Bref, ESSE a le Québec à œil. Cette vigilance s’applique au fil des chroniques ainsi que dans le dossier, consacré cette fois à la (jeune) critique. Parlant du dossier, on y critique la critique sur tous les tons. Certaines préoccupations communes se font à jour cependant. On insiste sur la nécessaire liberté d’action des critiques qui doivent rester à l’abri des conflits d’intérêt afin de mieux exercer leur jugement. On s’interroge aussi sur les procédés d’infiltration que semble souvent privilégier la jeune critique : pénétrer les institutions et les revues déjà existantes, passe encore, mais les critiquer en proposant des alternatives notamment, c’est mieux. Se dégage aussi de l’ensemble des textes d’une volonté de s’occuper davantage du système culturel, des réseaux qui le constituent et non uniquement de l’objet (événement et œuvres).

De plus, un besoin de mobilisation se fait sentir. Nous voulons prendre le pouls de la pensée contemporaine, mais sans la part d’à-plat-ventrisme (l’effet mode) que cela comporte habituellement. La réévaluation de notre position critique face à la production d’ici, au Québec, doit s’oxygéner tout en étant vigilante. Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas d’exclure totalement les œuvres et les événements de notre propos mais plutôt de les mettre en contexte.

Ainsi, outre le dossier qui se charge de donner une certaine perspective, les diverses chroniques prennent la relève de l’actualité artistique. Dans Commentaires on vous livre une réflexion sur la langue et sa survie en passant par une critique du miroitement, genre Eldorado, suscité par l’éventuel partenariat : monde des affaires/monde des arts. Les activités couvertes dans Montréalités confirment, quant à elles, notre visée pluridisciplinaire : de la peinture/vidéo à la performance et à l’installation. La chronique B.D., toujours assurées par Yves Millet, propose un coup d’œil sur Agoulème 87 et ses retombées «folklorisantes», tandis que Bernard Mulaire (notre Indiana Jones de la muséologie!), nous entraîne sur la piste des éléments constitutifs du tabernacle de la chapelle Sacré-cœur (église Saint-Jacques, Montréal). Avec la chronique Entrevue, Claude Toupin persiste et signe un dialogue avec Jean-Pierre Morin (artiste) tandis que Daniel Lavoie, ex-directeur de la programmation à CIBL et à CINQ FM, nous accorde à ce titre et en exclusivité sa dernière entrevue!

Finalement, mentionnons les nouveautés : ESSE accueille ses premières poésies dans les pages Artiste-(de)-Chroniques ainsi que les délires (délices) — à-partir — d’une image signés Carole Brouillette, qui sont hors chronique. Enfin, la conception graphique du présent numéro a été assurée presque entièrement (certains auteurs ayant fait leur propre mise en page) par Catherine Chagnon (une autre Chagnon eh! Oui), artiste. Cette première est à l’image de nos initiatives antérieures qui visaient, et qui visent toujours, à faire de la revue un lieu de rencontres entre praticiens et théoriciens. Et voilà le travail!

6 - Comment parler autrement...(?) Et...comment (en) parler autrement...(?) - Printemps / été - 1986
Le comité de rédaction

Un GROS no 6 vous attend. ESSE va toujours aussi bien. Des collaborateurs, collaboratrices dynamiques et des lecteurs, lectrices… en grand nombre!

La chronique «Les Montréalités» vous a plu… nous la poursuivons et la consacrons, cette fois, à la jeune création. Comme ESSE a de la suite dans les idées, elle n’a pas oublié les mondaines «Montréalités» et le dossier de son no 5. Elle vous ramène Ramsès, Picasso et une mention spéciale pour le «Colloque de colloques».

Un bédéiste se prononce sur le «9ième art»; un graffitiste sort de l’ombre et Interface refait surface (oui, oui, oui).

Notre «Artiste – (de) – chroniques»? Une superbe «fiction d’artiste».

Et, le plat de résistance : notre dossier thématique – parce que vous les aimez nos thèmes… (!) – COMMENT (EN) PARLER AUTREMENT… (?). À lire attentivement… Ou autrement? En deux parties.

Ensuite, vous avez droit à des «Commentaires» d’ailleurs (d’Europe, rien de moins) et d’ici. Pour terminer, le compte-rendu complet d’un forum sur la muséologie scientifique fait le tour de la situation. Vous en n’aviez pas entendu parler? Hé bien, ESSE, oui!

4 - Les pratiques de jeu en art - Printemps / été - 1985
Johanne Chagnon

ESSE poursuit un questionnement des pratiques artistiques actuelles. Ainsi, après un dossier sur les nouveaux lieux de diffusion (dans le no 3), voici donc un dossier sur les pratiques de jeu en art. On dirait bien que le jeu conserve toute la popularité puisque le nombre de nos collaborateurs a augmenté!

On trouvera également plus de visuel dans ce numéro, et pour la première fois, une bande dessinée… à suivre.

En plus de tout le reste, bien sûr, témoignant d’un climat à la fois malicieux, consciencieux, ironique, sincère…

Ne reculant devant rien, ESSE s’implique davantage et se lance hardiment dans l’organisation d’un colloque : «Comment faire de la sociologie de l’art», dont le prochain numéro rendra compte. À surveiller!

En prime, nous vous offrons une page couverture tout à fait inédite…

3 - You ain’t seen nothin’ yet - Hiver - 1985
Le comité de rédaction

Esse fête la sortie de son troisième numéro. Presqu'en même temps que le MAC fête ses 20 ans et que les étudiants ont cessé de fêter pour reprendre l'art en mains, le numéro 3 est maintenant entre les vôtres.

D'abord dans ce numéro il y a les articles que vous attendiez tous (tes), lesquels font suite à ceux publiés dans le numéro 2, soit :
- La chronique du BIG MAC : Trouvez l'erreur.
-Bois gravé + Photographie + Reproduction photomécanique.
Plus encore, nos collaborateurs (trices) nous parlent d'événements artistiques majeurs s'étant déroulés depuis octobre.

On nous parle aussi de lieux :
-Lieux éphémères...lieux.lieu.
-La Malvas l'insubordonnée.
-Galerie Skol.
Esses'est aussi rendu aux coins des rues Delorimier et Masson, en passant par la rue St-Laurent pour y repérer de nouvelles pratiques artistiques.
Des articles à découvrir :
-Juste avant.
-Rien à voir.
-Appart'art actuel.
-De l'évidence des oeuvres et du théorisme.
Des articles à déchiffrer :
-Artist Profile : Dick Thorbes (de l'humour au niveau de la performance).
-Non-lieu : Entre parenthèses Lacan défiguré.

Enfin, une praticienne en dance contemporaine expérimente :
-Danser d'énergie Rouge ou Blanche.

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