Call for papers: esse no. 83, theme Religions

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You can have more informations about the call for papers and the editorial policy at : http://esse.ca/en/callforpapers

Deadline: September 1, 2014

| Our Upcoming Publications!!!

English

MAY 2014 : Being Thirty

In May 2014, esse will celebrate its 30th anniversary. In honour of this occasion, we have invited 15 well-known authors to offer their critical perspectives on the artists and artistic practices that they consider most representative of the 21st century. This expanded edition will also present portfolios curated by selected guest collaborators.

SEPTEMBER 2014 : esse 82 | Spectacle

La réunification des deux Corées, Théâtre de la Bordée, Québec

[In French]

La réunification des deux Corées Théâtre de la Bordée, Québec, du 18 septembre au 13 octobre 2018

L’imbroglio amoureux

English

Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie, 2018

[In French]

En quel temps de chaos vivons-nous ? (1) Du 15 juillet au 30 septembre 2018

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Chapitres de la chute – Saga des Lehman Brothers, Théâtre Périscope, Québec

[In French]

Chapitres de la chute – Saga des Lehman Brothers : L’invention du gouffre financier Théâtre Périscope, Québec, du 11 au 29 septembre 2018

English

Bouchra Ouizguen, Black Box, Oslo

[In French]

Iconographie d’un cri

Les Corbeaux
Bouchra Ouizguen, Compagnie O, Black Box, Oslo, du 23 au 24 août 2018

Interprètes: Kabboura Aït Ben Hmad, Khadija Amrhar, Zahra Bensllam, Fatima El Hanna, Milouda El Maataoui, Hasnae El Ouarga, Fatna Ibn El Khatyb, Halima Sahmoud, Malika Soukri, Joséphine Tilloy, Julie Viala

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Esse 94 | Labour

Issue 94 | Labour is now available.

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Lara Kramer, Festival TransAmériques, Montréal

English
Revue: 
Publication date: 
2018
Number: 
94
Author: 
Fabien Maltais-Bayda
Lara Kramer, Windigo. Photo: Frédéric Chais

Lara Kramer, Windigo
Festival TransAmériques, Montréal, May 31 — June 2, 2018

Mattresses have been on my mind a surprising amount recently. Over the past year or two, I’ve noticed ads for ostensibly innovative beds — hyper comfortable and shipped directly to your home in a box — punctuating podcasts and filling subway stations. The ensuing bed contemplation has been oddly immaterial. While I know there is memory foam involved, these new mattresses feel almost entirely conceptual. Their novel delivery tickles expectations, and their ubiquitous advertising props them up as something of a symbol: a discursive element of the media zeitgeist, more than something a body would actually sleep, sweat, stretch, or dream on.

Lara Kramer’s Windigo, presented at Montréal’s Festival TransAmériques, begins with a set of more immediately tangible mattresses. Strewn on the stage, some still covered in packaging plastic, they have immediate weight. It’s a physicality that resonates in Kramer’s intensely somatic choreography. Performers Jassem Hindi and Peter James move through body states, imposing on, and responding to, their material collaborators. Kramer looks on from the stage’s margin, manipulating a soundscape of assembled fragments. The many-layered performance unfolds circuitously, in turns intimate and political, elegiac and grasping, opaque and vulnerable.

In a discussion with Elsa Pépin published in the program notes, Kramer comments on the objects that inhabit her stage: “I want to give that material the same value as the body.” Indeed, it’s an approach visible across the choreographer’s practice. In NGS (“Native Girl Syndrome”) (2013), two performers maneuver, covet, and disperse personal troves; meanwhile the stage space of Tame (2015) is claustrophobic in its material fullness.

As Kramer observes, objects, like bodies, are loci of transformation. The mattresses in Windigo change constantly: a result of both the very physical incursions the human performers make on them, and how we see these objects, themselves, perform. In one moment they are animals, being butchered, as an audience member suggested, by the knives of unskilled hunters. In another they are spaces of comfort — soft and enveloping — into which a body can climb.

Post-show, Kramer recounted experimenting with mattresses early in the working process, dissecting them in her backyard. She described feeling fascinated with the coils, the bones and viscera of these otherwise mundane things. Windigo applies this same gesture of excavation to land and memory. Culling from time spent in Kramer’s grandmother’s community in the Lac Seul reserve, and from the experiences of each performer, the piece listens to and amplifies the many violences that persistently impact this place, and its bodies.

In a workshop on the practice of land acknowledgement, professor and artist Jill Carter described how a condition of forgetting undergirds many colonial processes. This erasure intersects the systems of commodity and corporate consumption that Kramer views as current iterations of the Windigo, a dangerous and cannibalistic supernatural figure. These structures trade in silences, in gleaming patinas and thin veils. To dig, then, into felt memory, into the insides and the undersides, proposes transformative resistance. And this is precisely what Windigo does. The work tears at rote surfaces, literally and conceptually, exposing vibrant and often painful animacies, like so much upturned earth.

Sarah Wendt et Pascal Dufaux, OFFTA, festival d’arts vivants, Montréal

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Revue: 
Publication date: 
2018
Number: 
94
Author: 
Marie-Pier Bocquet
Sarah Wendt & Pascal Dufaux, Strange moods and dissonant feelings. Photo : Wendt + Dufaux, 2018

[In French]

Sarah Wendt et Pascal Dufaux, Strange moods and dissonant feelings
OFFTA, festival d’arts vivants, Montréal, les 27 et 28 mai 2018

Dans le cadre du OFFTA, le duo formé par la chorégraphe et musicienne Sarah Wendt et l’artiste médiatique Pascal Dufaux présentaient Strange moods and dissonant feelings, une performance de 40 minutes qui interroge le processus créatif et l’usage de l’archive dans les arts performatifs. Jouant avec les temporalités, l’œuvre entremêle les actions live et les enregistrements, brouillant les limites entre les moments de sa création, de sa représentation et de sa réception.

Si la performance a pour spécificité de se donner à voir dans le temps réel, l’œuvre débute ici avant même la présence du public. Alors que Wendt, seule, procède à la lecture d’un texte, des images préenregistrées dans le même espace la montrent en mouvement, interagissant avec les objets--sculptures qui se trouvent sur scène. La narration et la vidéo s’offrent comme un prélude, une incursion dans la réflexion qui précède l’acte créatif. Elles mettent en lumière les questions que (se) posent les artistes sur la cohabitation de leurs langages respectifs, visuels et performatifs, notamment dans l’usage de la chorégraphie comme forme de sculpture et de la vidéo comme outil pour dépasser les limites de la temporalité et de la vision ordinaire.

Mais cette œuvre examine surtout la possibilité – et la contrainte – qu’offrent les arts vivants, grâce à leur mode de présentation évènementiel, de générer des captations servant de documents pour la postérité. Ici, l’archive est créée et utilisée simultanément : le texte tout juste lu est rejoué en tant que trame sonore accompagnant une chorégraphie, performée live et captée par une caméra dont le signal est retransmis plusieurs fois avec un léger décalage. Les images, multipliées en cascades sur l’écran, détournent la documentation en l’intégrant au sein de la performance, comme une nouvelle version de l’action qui l’a générée. D’ailleurs, la transformation et la réinterprétation sont des stratégies qui ont préséance dans cette œuvre ; le texte et la danse sont maintes fois repris et s’ajoutent l’un à l’autre, évoquant dans leur multiplication frénétique cette dissonance à laquelle le titre fait allusion. Dans une autre variation, Sarah Wendt, vêtue d’une longue cagoule entravant les mouvements de ses bras, tente de refaire la danse initiale ; elle chante, ajoutant sa voix à la cacophonie de la bande sonore qui propose plusieurs lectures discordantes du texte. Ainsi cachée et physiquement transformée, la performeuse apparait comme une autre version d’elle-même, un alter ego qui met en exergue le potentiel générateur du scénario de la performance et de ce « dispositif d’archivage à court terme » permettant de superposer les actions.

Sur une musique évoquant un concert live, Wendt, toujours cagoulée, s’assoit et semble regarder sur l’écran le document qu’elle vient de contribuer à créer. La mise en abyme est ici évidente, mais les artistes semblent aussi faire allusion à cette idée que le créateur est le premier spectateur de son propre travail. Dans cette performance où le processus créatif agit comme fil conducteur, le dispositif vidéographique permet donc de dépasser l’incapacité de voir l’œuvre hors de soi inhérente aux pratiques performatives pour évoquer, comme dernier tableau, l’expérience de la réception.

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