Un Esse allégé !

Le comité de rédaction

[in French]

Le poids moindre de l’exemplaire que vous avez entre les mains découle d’une décision de notre part de réduire le nombre de pages de nos numéros. Comme pour beaucoup d’organismes, les temps sont durs, et les ressources financières des instances subventionneuses se font rares. Pour le reste, notre énergie pour le projet que nous poursuivons depuis quelques années demeure la même. Il vaut mieux se rapetisser un peu, afin de résister à la tempête, plutôt que de trop se déployer et risquer de s’envoler à tout jamais. Par contre, le présent numéro de ESSE demeure aussi consistant que les autres. Comme du jus concentré. Les lectrices et lecteurs, eux, n’y perdront rien.

Après avoir visité la région de l’Abitibi-Témiscamingue, et, pour les fins du présent DOSSIER, celle de la Gaspésie, nous pouvons affirmer que nous avons un beau pays. Riche de toutes ses diversités. Il est toujours étonnant de voir à quel point, sur un même territoire, les réalités peuvent être différentes. Il y a bien sûr des similitudes, mais ce sont surtout les différences qui nous intéressent. Quelle diversité doit être celle de toute la planète!

Dommage que le Québec ait manqué sa chance, du moins pour le moment, de montrer au reste du monde qu’il est un pays et qu’il existe bel et bien.

Nos deux dossiers sur l’Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie nous amènent à des conclusions semblables. La même question est soulevée: qui peut décider ce qui est acceptable ou pas pour les autres? On semble avoir bien de la difficulté à laisser les autres exister tels qu’ils sont. Il est possible de reprendre la même réflexion qui s’appliquait à l’ensemble du Québec : pourquoi est-ce si difficile de le laisser exister? Oups! Comment oublier que l’économique mène le monde...?

On ne saurait bâtir un pays avec de grands territoires inhabités. Voilà un constat dont devrait tenir compte notre nouveau premier ministre, au début de son mandat. Nous le lui rappelons dans la lettre qui constitue l’ACTION POLITIQUE de ce numéro. Notre expertise est minime, peut-être, mais elle a la force de s’appuyer sur une réalité que nous avons vue.

Avec ce numéro se termine le feuilleton Les enclos mettant en vedette l’AADRAV et le RAAV, paru à chaque numéro depuis le n° 23, dans la chronique DOSSIER SUITE. Étant donné le resserrement que subit présentement la revue, nous n’allons pas prendre toute une page juste pour signifier ceci: l’AADRAV est morte, faute de combattants. Voici donc ci-contre la page que nous consacrons à ce dernier volet; elle est toute petite, à l’image de la mort en douce qui a emporté l’AADRAV. Pour marquer l’occasion, Pauline Morier s’est intéressée au parcours inhabituel de celle qui a assumé la présidence de l’AADRAV jusqu’à la fin, Lyne Robichaud (chronique ENTREVUE). Certes il existe toujours une autre version des faits. Ouvert au dialogue, ESSE accueillerait donc volontiers d’autres opinions sur le sujet. L’invitation est lancée.

Les deux MONTRÉALITÉS de ce numéro affichent une différence intéressante. Pour les fins de sa première collaboration à ESSE, François Cliche s’est fait les dents sur une installation complexe de Pierre Granche; il s’agit d’une œuvre savante d’un artiste bien coté auprès de nos institutions. Sylvain Latendresse, quant à lui, a adopté une approche toute personnelle, et s’est intéressé à l’apport discret mais important de l’artiste Yves Racicot à l’œuvre Le port. Deux implications artistiques différentes, deux approches différentes : le type d’œuvre détermine-t-il la façon de l’aborder, ou cela dépend-il de l’individu qui écrit?

Denis Lord nous fait mieux connaître le bédéiste hollandais Willem, dont l’influence se fait sentir sur plusieurs bédéistes montréalais. Souhaitons une suite montréalaise à cet article! Denis Lord signe également le scénario du 6e épisode du Chien de Sagres de Luis Neves. Pour le bénéfice des lecteurs et lectrices qui ne le sauraient pas, ou l’auraient oublié, cette BD relate toujours le visionnement du vidéo de la pièce de théâtre de Laure, montée en Gaspésie (tiens! tiens!) par Vincent et ses amis, et inspirée pour le texte de l’histoire du Québec selon Léandre Bergeron.

D’un ton plus humoristique se présente l’Alzheimer social de Paul Grégoire. Parions que plusieurs fouilleront leur dictionnaire, et leur tête, à la recherche de certains noms propres après lecture de cette chronique GOSSAGE. Enfin, ce numéro se termine avec le quatrième épisode du DOCUMENT sur la destruction dans la performance au Québec de Johanne Chagnon. L’auteure arrive au cœur juteux, et fracassant, de son sujet, c'est-à-dire l'analyse détaillée de performances avec destruction.

Voilà, pour le moment, les nouvelles en provenance du pays.

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