Festival Exit

[Extract in French]

Intro hors-texte
André-Éric Létourneau

Les rôles assurés par le performeur finlandais Roi Vaara dans le cadre du Festival Exit furent multiples. Artiste multidisciplinaire et concepteur d’événements, Vaara s’active dans le monde de la performance depuis le début des années 1980.

L’origine de sa démarche trouve sa source dans une performance de l’artiste fluxus feu Dick Higgins. L’action d’Higgins consistait à déambuler à travers l’espace de performance et, avec la complicité d’un acolyte, à donner systématiquement une poignée de main à chacun des membres de l’assistance. La conséquence de cette rencontre avec le créateur du terme "intermédia" fut importante pour Roi Vaara. Transformant l’ensemble de son travail, celui-ci quitta la peinture puis se dirigea vers les arts vivants, privilégiant davantage un contact direct avec le public. En plus de sa pratique de performeur solo, Vaara se joignit vers la même époque à l’important collectif d’artistes européens Black Market.

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Festival Exit

Opération risquée que Roi Vaara a entreprise en décidant de faire un festival de performances complètement ouvert.

En effet, toute personne voulant y participer pouvait le faire en autant qu’elle assurait ses déplacements. Cependant, Roi Vaara avait pris soin d’inviter un bon nombre d’amis et performeurs d’expérience, valeurs sûres, qui ne pouvaient refuser l’invitation. C’est, entre autres, ce qui a fait de ce festival un événement remarquable. J’y suis moi-même allé en tant que performeur.

Lors d’un événement de cette envergure, on ne peut faire autrement que de se poser l’éternelle question : "Qu’est-ce qu’une performance?" Est-ce une forme d’art bien distincte, la réunion de plusieurs formes, une manière de traiter l’art qui fait qu’elle soit devenue difficilement catégorisable, ou tout cela en même temps? Certains performeurs sont issus du milieu des arts visuels, d’autres de la musique, du théâtre, de la danse ou de la performance même. Selon les puristes, il serait d’ailleurs plus juste d’appeler certaines performances "spectacles", "événements" ou "actions pluridisciplinaires". Il reste que, selon moi, quand une action est intéressante, peu importe le nom qu’on lui donne.

À Helsinki, on en a vu de toutes les couleurs – 200 participants pour 261 performances. Probablement un des plus gros festivals de performances jamais vus. Onze jours, entre six et huit heures de performances tous les soirs. Un seul lieu : Cable Factory, ancienne usine et petites compagnies situées un peu à l’extérieur du centre-ville et qui sont maintenant transformées en salles de théâtre ou en ateliers d’artistes, salles louées pour des parties, etc. Ce festival qui a demandé une organisation monstre, dégageait une anarchie et une grande liberté. Les artistes s’y sont sentis très à l’aise. Ces deux semaines de diffusion et d’échange ont permis aux performeurs d’avoir entre eux des rapports élaborés, ce qui a favorisé des collaborations inattendues et des créations improvisées. Le dernier soir, 31 performances ont été présentées.

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